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LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Système cardiovasculaire

Le système cardiovasculaire

Le cœur, également appelé myocarde est un muscle qui joue un rôle de pompe permettant d’assurer la circulation sanguine dans tout le corps. Comme les autres muscles, le cœur a besoin d’oxygène ; ce sont les artères coronaires et leurs ramifications qui lui apportent le sang nécessaire à son oxygénation.

Les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires

  • Le taux de Cholestérol
    Le sang contient naturellement des graisses, comme le cholestérol. Ces graisses sont utiles à l’organisme, mais lorsque le sang en contient trop on parle alors d’hypercholestérolémie. Le cholestérol peut se déposer dans les parois artérielles, c’est l’athérosclérose.
    Un taux élevé de « mauvais » cholestérol LDL ou/et un taux trop faible de « bon » cholestérol HDL se traitent avant tout en modifiant son régime alimentaire (limitez les produits laitiers et les viandes grasses, privilégiez les fruits et légumes, le veau, les volailles et poissons et les huiles végétales)
  • Un taux élevé de sucre dans le sang : Diabète
    Les sucres provenant de l’alimentation sont transformés durant la digestion en glucose, qui représente la principale source d’énergie de l’organisme. La concentration de glucose dans le sang (la glycémie) est régulée par une hormone produite par le pancréas : L’insuline. Lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline produite, la glycémie est trop élevée (on parle d’hyperglycémie). Cette maladie s’appelle le diabète.
    Un taux élevé de sucre dans le sang pendant plusieurs années abîme progressivement les artères de tout l’organisme. Avec le temps, l’excès de sucre dans le sang peut avoir de graves conséquences et endommager le cœur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins, les nerfs, les pieds.
  • L‘hypertension artérielle
  • Le stress
  • Le tabagisme
    Favorise la constitution des plaques de graisse qui rétrécissent progressivement les artères, augmente le risque de formation de caillots qui peuvent boucher les artères, accélère la fréquence cardiaque et augmente la pression artérielle, produit du monoxyde de carbone, qui prend la place de l’oxygène dans le sang et « asphyxie » tout l’organisme, dont le cœur.
  • La surcharge pondérale ou l’obésité
  • Le manque d’exercice
  • Consommation élevée d’alcool
    Pas plus de 2 ou 3 verres par jour. Privilégiez le vin rouge qui diminue le risque de formation de caillots sanguins

Infarctus du myocarde

Dans certaines situations, notamment lorsque des plaques de cholestérol ont progressivement abîmé les artères coronaires, celles-ci peuvent se boucher ; lapprovisionnement du cœur en oxygène est alors perturbé ou interrompu.
Plusieurs termes peuvent être utilisés par les médecins pour qualifier cette maladie (syndrome coronaire aigu, début d’infarctus du myocarde, maladie coronarienne…). Le plus courant est celui d’infarctus du myocarde, couramment appelé « crise cardiaque ».
Tout le monde peut être atteint par un infarctus du myocarde, mais il concerne plus souvent les hommes de plus de 55 ans (les femmes sont autant affectées, mais plutôt à partir de 65-70 ans). Il s’agit généralement de la conséquence de l’athérosclérose, qui évolue depuis plusieurs années.
Le plus souvent, l’infarctus du myocarde se manifeste par une douleur intense dans la poitrine qui « serre comme un étau ». Cette douleur peut irradier dans la mâchoire et/ou dans les bras.
Cette sensation désagréable peut s’accompagner d’essoufflement, de nausée, de pâleur, de sueur, d’angoisse. Dans les cas les plus graves, l’infarctus peut directement se manifester par un arrêt cardiaque.
Il faut cependant savoir qu’il existe des infarctus non douloureux, en particulier chez les personnes diabétiques, les femmes et les sujets âgés, qui peuvent présenter d’autres signes : malaise, essoufflement, fatigue intense, sensations inhabituelles dans le bras gauche par exemple. C’est en interprétant leur électrocardiogramme que l’on peut révéler les signes d’un infarctus du myocarde indolore passé inaperçu.

Athérosclérose

Bien qu’une crise cardiaque soit un phénomène brutal, elle est en fait causée par une maladie évoluant depuis longtemps : l’athérosclérose, c’est-à-dire le dépôt de plaques de graisses dans la paroi des artères qui irriguent le cœur (les artères coronaires).
La  constitution de ces plaques est lente et peut s’étaler sur des dizaines d’années. Ces plaques détériorent progressivement les artères elles les rendent moins souples et diminuent leur diamètre. Si la plaque est très importante, elle réduit l’espace nécessaire à la circulation du sang dans l’artère ; le débit devient insuffisant pour les besoins du cœur, ce qui peut provoquer une douleur à la poitrine, appelée angine de poitrine ou angor, survenant en cas d’effort et même parfois au repos.
Il est également possible que ces plaques se fissurent et entrent en contact avec le sang circulant dans l’artère. Cette rupture déclenche instantanément un afflux de plaquettes sanguines et un caillot se forme. S’il obstrue la totalité de l’artère, le territoire du cœur concerné n’est plus oxygéné et commence à se détruire, c’est l’infarctus.

L’hypertension artérielle

Le cœur est un muscle qui joue un rôle de pompe et propulse le sang dans tout l’organisme par l’intermédiaire des artères (les « tuyaux »). Dans les artères, le sang circule avec une certaine pression, que l’on appelle la pression artérielle (parfois appelée « tension »  dans le langage courant).
La pression artérielle est le plus souvent mesurée par votre médecin, à l’aide d’un brassard (tensiomètre), mais il existe des appareils de mesure automatique, fiables, qui peuvent être utilisés à domicile. Idéalement, la pression artérielle doit être mesurée chez une personne au repos depuis quelques minutes, et cette mesure doit être répétée à quelques minutes d’intervalle.
La  pression artérielle est évaluée par deux chiffres :

  • La pression artérielle systolique (PAS), qui correspond à la pression maximale du sang lorsque le cœur se contracte et propulse le sang dans les artères.
  • La pression artérielle diastolique (PAD), qui correspond à la pression minimale du sang, au moment du relâchement du cœur.

L’unité utilisée est le millimètre de mercure (mmHg), et en pratique, on exprime la pression artérielle sous forme PAS / PAD. Ainsi, par exemple, une PAS de 120 mmHg et une PAD de 70 mmHg s’exprime sous la forme 120/70 mmHg, mais on peut aussi dire, plus simplement, « 12/7 ».
A long terme, une pression sanguine trop élevée abîme les artères : Elle les rend moins souples et diminue leur diamètre. Cela peut altérer, au fil des ans, lirrigation du cœur et favoriser des complications comme l’infarctus du myocarde.
Après un infarctus du myocarde, les chiffres de pression artérielle baissent généralement, mais peuvent remonter au cours des mois suvants.
Pour un adulte, la pression artérielle idéale est inférieure ou égale à 13/8. On parle d’hypertension artérielle (HTA), quand la pression artérielle est supérieure à 14/9 au repos et à quelques semaines d’intervalle.

Ischémie myocardique silencieuse

L’ischémie myocardique silencieuse, appelée infarctus du myocarde silencieux dans les formes plus graves, est une pathologie cardiaque qui engendre une souffrance des cellules myocardiques (cellules du cœur) consécutive à une interruption partielle ou totale de la circulation d’une artère nourricière du cœur, sans que la personne atteinte ne ressente ni gêne, ni douleur, ni tout autre symptôme. Elle traduit souvent une défaillance dans la propagation de l’influx nerveux permettant de ressentir la douleur, c’est-à-dire une neuropathie, ou l’augmentation du seuil de perception de la douleur. Les dangers de cette affection sont bien entendu liés à son caractère asymptomatique : le malade ne se rend pas compte qu’il est atteint alors qu’une partie de ses cellules myocardiques meurent. On rencontre souvent cette pathologie chez les personnes diabétiques, chez qui une des complications de l’évolution de ce diabète, la neuropathie, détruit une partie de certains nerfs, d’où une diminution voire une absence totale de la sensation de douleur dans la zone innervée par ces nerfs : dans ce cas, ce sont les nerfs cardiaques.

En cas de douleurs à la poitrine et éventuellement aux bras de plus de 20 minutes :
Appelez le 15, 24h/24

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